Sentir son corps par le mouvement
Les mouvements sont pratiqués de façon lente, dans des amplitudes modérées, dans une écoute attentive de votre corps. Vous prenez davantage confiance dans le fait de bouger et la kinésiophobie, ou peur du mouvement, souvent prédominante en début de rééducation, diminue progressivement.
Ce travail vous permet également de gagner en endurance musculaire, en mobilité et en alignement postural. Cela donne lieu à une libération des tensions et à une diminution de votre fatigabilité, des facteurs influençant l’intensité de votre douleur.
La posture fait appel à un travail approprié du corps et ne peut s’installer que si on relâche toutes les tensions inutiles au niveau musculaire, respiratoire et mental. L’idée est d’y atteindre un apaisement, dans un effort d’attention pour être présent, vigilant et disponible.
Du mouvement vers l’alignement
La maîtrise de la respiration est fondamentale. Elle relie aux lieux de votre corps. Elle crée un pont entre votre corps et votre tête. En plaçant votre attention sur votre souffle, une atténuation des bruits du mental s’opère naturellement, régulant ainsi le niveau de stress physiologique.
En agissant sur toutes vos dimensions, une respiration maîtrisée permet une diminution de l’intensité de votre douleur. L’attention au souffle renforce également votre état de présence.
L’entraînement à la concentration sur votre corps et votre souffle établit progressivement un lien entre vos sensations corporelles, vos émotions et vos pensées moins fluctuantes.